Je veux évoquer les « bourdes » du maire de Salon-de-Provence. Après les placements financiers et autres emprunts auprès de la banque Dexia voici que le maire socialiste décide de supprimer la police municipale la nuit !
Pourquoi est- ce une bourde ?
Le recentrage de la police nationale sur ses missions premières de lutte contre la grande délinquance urbaine et financière s’est accompagné d’une baisse des effectifs dédiés à la sécurité de proximité.
Ainsi à Salon-de-Provence, 8% des effectifs de police nationale sont, en moyenne, présents sur la voie publique, soit 3 policiers sur 57 à réservé à la ville ; l’effectif de la police nationale pour la circonscription étant passé en quelques années de 120 à 100 !
.Face à cette situation, la plupart des maires (de droite comme de gauche) des villes moyennes se sont mobilisés en s’engageant, au coté de l’Etat, dans la lutte contre la délinquance de proximité. Tels furent l’objet des contrats locaux de sécurité et aujourd’hui des stratégies territoriales de sécurité.
Telles furent aussi les priorités écrites que j’ai fixées dés ma prise de fonction, après les dernières élections municipales. La concertation avec les habitants et avec les policiers municipaux a conforté ces orientations.
L’engagement était on ne peut plus clair :
La police municipale doit être disponible 24H/24 et 365 jours par an.
Aujourd’hui, le maire renonce définitivement à cet engagement en supprimant la présence de nuit des policiers municipaux au motif « qu’il ne se passe rien » !
Mais que faisaient- ils la nuit depuis tant d’années s’il ne se passait rien ?
De plus, il les transforme en véritables « gardes champêtres »en multipliant les missions subalternes au détriment de la lutte contre la délinquance de proximité (gardes statiques notamment lors des cérémonies de mariage, facteurs des élus, sécurité des manifestations sportives, etc.) Comprenne qui pourra !
La suppression de la police municipale la nuit est plus qu’un simple égarement, c’est une faute guidée par des considérations purement idéologiques que nous devons combattre.
BERNARD FRAUDIN le 22/10/2011
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